Journal photographique au Portugal
- 31 mai
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Dernière mise à jour : 11 août
Depuis la vallée du Côa et le Douro, je traverse le nord puis le centre du Portugal. Villages accrochés aux pentes, terrasses cultivées, forêts, montagnes et hameaux dispersés composent des territoires façonnés au fil des générations.
À Vila Real, les commerces et les façades donnent aux rues une atmosphère désuète, avec un charme particulier. En poursuivant vers Aldeia das Dez, Bisalhães et la Serra da Lousã, les villages s’inscrivent dans un paysage rural encore très présent. Durant ces journées, le ciel reste souvent gris et la lumière diffuse. Chapelles, croix, figures de saints, balcons fleuris, garages ouverts ponctuent les rues. Des habitants discutent devant leur maison ou s’attablent dans une cafétéria. Beaucoup sont âgés. Certaines maisons sont habitées, d’autres restent fermées. Sur les petits marchés, les légumes, les fromages et les produits des terres alentour occupent les étals. Les regards se tournent parfois vers mon appareil avec une curiosité discrète, un salut suivi souvent d’un sourire.
Piódão offre un autre visage de ces villages de l’intérieur. Ses maisons de schiste, restaurées et préservées, attirent davantage de visiteurs. Plus loin, les traces d’incendies apparaissent à plusieurs reprises au fil de la route, dans le Douro comme sur les itinéraires qui rejoignent le sud. Les versants brûlés côtoient les terres cultivées et la végétation qui reprend peu à peu. Autour de Vila Nova de São Bento, les chênes-lièges prennent davantage de place et les activités liées à leur exploitation marquent le paysage.
En poursuivant vers Sintra, puis l’Arrábida, le relief se rapproche de la mer. Les falaises apparaissent, la végétation s’accroche aux pentes. Sur une route de l’Arrábida, deux futurs mariés se font filmer sur une moto, dans une scène un peu cocasse au bord de la route. À Sesimbra, plus loin sur la côte, deux femmes âgées discutent sur le palier d’une épicerie sous un soleil de plomb. À Setúbal, le marché aux poissons donne un autre aperçu de cette vie tournée vers la mer. Un jeune poissonnier s’accorde une pause après une matinée commencée à l’aube.
Au Cabo Espichel, les falaises s’ouvrent largement sur l’océan. Le sanctuaire et ses chapelles se dressent face à la mer, dans un paysage où l’horizon semble prendre toute la place.
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Mai 2026 © Elise Beltramini - Ricoh GR III



